Decembre 2003

VOEUX DE L'AMBASSADE DE CÔTE D'IVOIRE A BERNE.

31 Decembre 2003

A l'occasion des festivités de fin d'année, l'Ambassadeur de Côte d'Ivoire en Suisse (BERNE) et ses collaborateurs, vous adressent leurs meilleurs vœux de santé et de succès en tous domaines, vœux empreints du message de Paix et d'Espérance de Noël.


Allocution de SEM l'Ambassadeur KOUAMÉ N'Goran à Genève.

31 Decembre 2003

Prononcée le samedi 13 décembre 2003, à l'occasion de la soirée de Noël organisée par le Collectif des Ivoiriens en Suisse.


Honorables invités,
Amis de la Côte d'Ivoire,
Chers Frères et Sœurs ivoiriens,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Avant tout propos, je voudrais, au nom de mon collègue et frère, l'Ambassadeur BEKE DASSYS Claude, Représentant Permanent de Côte d'Ivoire près l'Office Européen des Nations-Unies à Genève, et en mon nom personnel, vous adresser à vous tous ici réunis, notre salut fraternel et amical, et exprimer toute notre profonde reconnaissance au Collectif des Ivoiriens en Suisse, d'avoir bien voulu nous associer si étroitement à cette manifestation de réjouissance et de retrouvailles, au crépuscule de l'année 2003.

Je voudrais également saluer la présence nombreuse et variée des amis de la Côte d'Ivoire, venus nous témoigner leur fidèle amitié et leur sympathie.

Je tiens à féliciter chaleureusement les artisans de cette rencontre familiale et tous les organisateurs, pour leur initiative ainsi que pour la qualité de leur organisation. Connaissant le dynamisme et le dévouement dont a toujours fait montre la communauté ivoirienne en Suisse, je ne suis guère surpris.

Frères et sœurs ivoiriens venus si massivement de près comme de loin répondre au fraternel appel des organisateurs, votre participation est un témoignage éloquent du prix que vous attachez à tout ce qui touche à notre pays, et singulièrement à toutes manifestations comme celle-ci, initiées pour nous retrouver, nous réjouir et nous souvenir de notre patrie et de nos familles hélas encore dans la hantise, l'angoisse et l'anxiété, en cette veille de Noël.

Je vous remercie et vous exhorte à rester dignes et solidaires pour toutes actions communes à mener en vue du retour de la paix et de la prospérité en Côte d'Ivoire. Au-delà de ces réjouissances et de ces retrouvailles, cette rencontre joyeuse et colorée devra, à mon sens, être l'expression rêvée de notre volonté commune de nous tenir la main, afin que nos actes fassent école non seulement chez l'ensemble des Ivoiriens de la Diaspora, mais également et surtout, chez ceux encore hésitants, ici en terre helvétique.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, les Ivoiriens peuvent-ils aujourd'hui plus qu'hier, se retrouver comme ce soir, sans évoquer avec amertume, la crise qui continue malheureusement de déformer la resplendissante image de leur pays? Ce postulat m'interpelle à chaque occasion. C'est pourquoi, en ma double qualité de citoyen ivoirien et d'Ambassadeur, je voudrais sommairement survoler cette crise en m'attardant davantage sur les avancées de la dynamique de paix, et ses effets subséquents que sont la réconciliation et la reconstruction nationales.

Bien que tenu par le devoir de vérité et de franchise, il ne me paraît pas nécessaire, pour la circonstance, de vous infliger un rappel magistral et fastidieux de la genèse et des nombreuses conséquences douloureuses de cette horrible guerre absurde, qui ont fait couler beaucoup d'encre et de salive. Car en effet, plus d'une année de crise ne saurait se résumer en quelques lignes, surtout en pareilles occasions.

Je me contenterais, plus pour éveiller vos esprits que pour vous attrister, de rappeler furtivement à votre mémoire, que la Côte d'Ivoire, ce pays d'Afrique de l'Ouest, jadis havre de paix et de stabilité politique, pays d'hospitalité et de relative prospérité, locomotive en maints domaines de la Sous-région ouest-africaine, ce pays modèle à tous égards à la réussite exemplaire que d'aucuns ont convenu d'appeler miracle ivoirien, ce pays qui abrite en réalité plus de 30% de populations étrangères et qui continue d’accueillir comme naguère, des centaines de milliers de réfugiés fuyant les atrocités et les persécutions chez eux, ce pays de paix et de progrès, qui s'est ouvert sur la voie de la démocratie, ce pays la Côte d'Ivoire, est aujourd'hui méconnaissable, mutilé qu'il est par cette guerre fratricide .

Que dire des scènes effroyables, des atrocités sans épithètes commises dans des villes et villages, jusqu'aux moindres petits hameaux, pillés, saccagés, brûlés et vidés de leurs habitants par des actes de barbarie d'une autre époque, que l'on n'aurait jamais imaginés dans ce pays de paix et de tolérance, barbarie perpétrée par des hommes sans cœur ni loi? Que dire des familles entières décimées, des corps inertes, des femmes violentées, sauvagement violées ou éventrées? Que dire des hommes, des femmes et des enfants amputés, égorgés ou décapités, des hommes et des femmes de tous âges abandonnés sans recours ni secours? J'en passe.

Les Ivoiriens naguère pourvoyeurs de gîtes et de couverts à des réfugiés étrangers massacrés, fuyant les affres de la guerre et de la persécution chez eux, les Ivoiriens dis-je, sont devenus aujourd'hui des "Sans abris ni domiciles fixes, des déplacés de guerre, des réfugiés chez eux, sur leurs propres terres, qui dans des centres d'accueil de fortune aux conditions sanitaires précaires, qui chez des parents ou amis loin des zones de guerre, venant grossir une population déjà très dense dans les zones sous contrôle gouvernemental et se contentant de pitance à peine disponible.

Ainsi, la Côte d'Ivoire, terre nourricière et bénie, source incontournable de toutes les richesses de la sous-région ouest-africaine, est aujourd'hui méconnaissable, victime de sa légendaire hospitalité et de sa relative prospérité qui, en toute apparence, ne lui ont pas fait que des amis.

Comme l'on devait s'y attendre, les conséquences de ces horribles attaques sont incalculables. La première d'entre elles, c'est la douloureuse partition de fait du pays en zones sous occupation des rebelles, et en zones sous contrôle des forces loyalistes, donc des autorités légales dont la région d'Abidjan. Cette crise, la première du genre dans la jeune histoire de notre pays, n'a épargné aucun secteur, que ce soit au plan économique et social, au plan politico-administratif, au plan humanitaire et alimentaire ou au plan éducatif et culturel.

Au plan économique, toutes les activités tournent au ralenti. Les opérateurs économiques ayant soit délocalisé, soit mis la clé sous le paillasson, les activités portuaires et aéroportuaires en forte baisse, les pertes se chiffrant à plusieurs milliards de francs. Les activités et le fonctionnement des structures socio-sanitaires ont été interrompues en zones sous occupation, les activités commerciales y sont paralysées aussi bien entre ces zones qu'entre la Côte d'Ivoire et les pays voisins, principalement au Nord et à l'Ouest. L'acheminement du coton, principale richesse du Nord du pays et les différentes usines de transformation implantées dans les zones assiégées, ont connu un arrêt brutal. Toutes ces difficultés sont répercutées également sur l'économie de la sous-région, la Côte d'Ivoire, poumon économique incontournable, produisant 40% des richesses de cette zone..

Au plan politico-administratif, l'occupation des régions entières par la rébellion, a mis à mal l'autorité de l'Etat qui est inexistante dans ces zones.

Au plan humanitaire et alimentaire, les nombreuses personnes déplacées et les Ivoiriens dans leur grande majorité vivent un traumatisme profond avec ce cortège de victimes innocentes, de disparus et de déplacés. La situation alimentaire elle, se détériore de plus en plus d'après le PAM ( Programme Alimentaire Mondial) qui a lancé un programme d'aide d'urgence.

Au plan budgétaire et financier, selon les observateurs du FMI, la crise ivoirienne, déclenchée en septembre 2002, a fait reculer le produit intérieur brut du pays de - 1,5% à - 1,8% en 2002. Il y a eu un choc au niveau de l'Etat. L'interruption des contrats qui a suivi, a obligé le FMI et certains bailleurs de fonds, à mettre en veilleuse leur appui financier au pays en 2000.

Le pays a passé plusieurs mois sous le régime du 12ème provisoire du fait de la situation de crise. Le budget 2003 du pays est en baisse de 22%. Il s'équilibre en recettes et en dépenses à 1.518,9 milliards de F CFA (231,5 millions d'Euros), contre 1.946,6 milliards en 2002. Il prévoit 1.362,6 milliards de F CFA, issus des ressources propres de la Côte d'Ivoire.

Au plan éducatif et culturel, tous les établissements scolaires et universitaires étant fermés dans les zones occupées, l'année scolaire qui s'y trouve compromise, fait l'objet de préoccupations des instances compétentes.

Quant aux relations de bon voisinage que la Côte d'Ivoire s'est évertuée à entretenir avec l'ensemble des pays qui l'entourent, elles ont fait place à la suspicion et à la méfiance, certains de ces pays ayant même menacé à un moment donné d'envahir militairement la Côte d'Ivoire.

Par ailleurs, comble de malheur et de disgrâce, les Ivoiriens qui ont été par le passé, l'objet de louanges et de satisfecit des autorités du HCR ( Haut Commissariat aux Réfugiés ) pour la qualité de leur accueil à l'ivoirienne, accueil chez l'habitant, de centaines de milliers de réfugiés venus d'ailleurs, notamment des pays voisins, se sont retrouvés eux-mêmes réfugiés en terres étrangères ou sur leur propre sol.

Comme il fallait s'y attendre, au regard du rôle prépondérant et de poumon économique que joue la Côte d'Ivoire dans la Sous-région, les effets de la crise ivoirienne se sont répercutés durement et de façon négative sur l'économie de ladite sous-région,. Ainsi, des pays comme le Mali et le Burkina-Faso, ne pouvaient plus s'approvisionner au port d'Abidjan, d'où s'opèrent près de 70% de leurs opérations respectives.

Le coup de grâce a été asséné à la Côte d'Ivoire au plus fort de cette crise, lorsque l'ONU a décidé de placer ce pays en difficulté, à la phase 4 de son échelle de sécurité; ce qui a entraîné un départ massif des organismes internationaux et autres personnes installés en Côte d'Ivoire. Ainsi, la BAD a quitté momentanément notre Pays en attendant le retour de la paix.




Fort heureusement, les autorités sous la haute direction du Président Laurent GBAGBO et nos vaillantes populations, au patriotisme affirmé ont pu faire face à cette grave crise, grâce à des efforts herculéens, à des sacrifices incommensurables et au don de soi. Ces efforts internes, conjugués aux diverses actions de la communauté internationale, notamment la CEDEAO, l'ONU, l'U.A et des pays amis, nous permettent progressivement, de redresser la situation et la tête, grâce aux tentatives sincères de réconciliation et de stabilisation, et à un élan de solidarité internationale.

Dans cet élan, la Suisse, notre pays hôte, dont nul n'ignore la notoriété mondiale en matière d'actions humanitaires, n'est pas restée insensible. Elle a, par le truchement du CICR, octroyé en octobre 2002, une aide d'urgence d'une valeur d'un million cinq cent mille ( 1.500.000 ) Francs suisses, et suit avec beaucoup d'intérêt, l'évolution de la situation sur le terrain. Cet élan de solidarité ,les ivoiriens qui ont été formidables, l’ont exprimé du plus profond de leur cœur, par une ferveur patriotique, qui s’est chiffrée à plusieurs milliards de nos francs de dons et de contributions à l’effort de paix.


La Côte d'Ivoire tout entière, dans tous ses compartiments économique, social, politique et culturel, ébranlée par ce malheureux séisme, le chemin de la réconciliation de ses fils et de sa reconstruction passe également par nous, ici en Suisse. En effet, en ce qui nous concerne, il nous revient de réconcilier les Ivoiriens avec le peuple suisse, qui ne s'abreuve qu'aux seules sources d'informations déformées et mal intentionnées qu'offrent certains médias internationaux. Nous devons, autour de nous et dans nos milieux respectifs d'activités, propager par tous les moyens, le vrai visage de notre pays en faisant notamment écho à son hospitalité légendaire, son potentiel économique ainsi qu’à sa détermination à renouer avec la paix et la réconciliation et aux avancées notables sur le chemin de cette paix que sont notamment :

- La formation du Gouvernement de Réconciliation Nationale avec la participation de toutes les composantes de la rébellion et de tous les partis politiques qui comptent,
- La signature du Cessez-le-feu intégral sur toute l'étendue du territoire national,
- La levée du Couvre-feu en vigueur depuis le 19 septembre 2002 et des barrages routiers,
- Le redémarrage de la voie ferroviaire Abidjan-Niger et l'ouverture des voies routières vers le Mali,
- La suppression des zones de guerre,
- Le dialogue engagé entre les parties en conflit pour le désarmement,
- Le dialogue renoué avec les pays voisins, pays avec lesquels nous sommes malgré tout condamnés à nous entendre puisque condamnés à vivre ensemble, comme en témoignent les récentes visites du Chef de l'Etat au Burkina Faso et au Mali,
- La tenue pour la première fois à Bouaké, en juillet 2003, du Conseil du Gouvernement ouvrant ainsi la voie au rétablissement progressif de l'autorité de l'Etat dans les territoires occupés et, ce qui nous comble de joie,
- La décision de l'ONU de ramener la Côte d'Ivoire de la phase 4 à la phase 3 de degré de sécurité, faisant ainsi renaître l'espoir et la confiance,
- La loi d'amnistie, voté par le Parlement et promulguée par le Chef de l'Etat,
- La rencontre à Accra en novembre dernier des Chefs d'Etat de la CEDEAO, avec comme recommandations essentielles :
● la coopération étroite entre le Président de la République et le Premier Ministre
● la sécurité des Membres du Gouvernement de Réconciliation Nationale
● la contribution effective de la classe politique, de la société civile et des médias au processus de réconciliation nationale.
- Le discours rassembleur du Président de la République le 27 novembre 2003 dans lequel le Chef de l'Etat a recommandé notamment l'application des Accords de Marcoussis et le désarmement, afin que l'espoir de paix et de stabilité se concrétise davantage.
- La rencontre à Yamoussoukro, sous la présidence du Chef de l'Etat, le 4 décembre dernier, entre les FANCI et les Forces Nouvelles sur le désarmement, avec un échéancier ferme et précis.
- -La libération le dimanche 7 décembre de 44 militaires loyalistes détenus par les Forces Nouvelles,
- L’inscription à l’ordre du jour du Conseil des Ministres du 11 décembre de l’examen de trois textes découlant des Accords de Marcoussis notamment :
- -Le projet de loi modifiant et complétant la loi portant code de la nationalité,
- -Le projet d’amendement de la loi relative au domaine Foncier rural,
- -Le projet portant modification de la Constitution.
- Ces différents textes devraient être soumis dans les prochains jours au vote des députés et à référendum après le retour au Gouvernement des Ministres des Forces Nouvelles.
Par ailleurs, sur le plan militaire ,une importante réunion sur les modalités de retour à une situation normale s’est ténue le 10 décembre à Bouaké entre FANCI et FN et a abouti aux points d’accords suivant :
Le maintien d’un seul point de contrôle aux entrées et sorties des grandes villes sur toute l’étendue du territoire,
-Le démantèlement des points de contrôle excédentaires entre le 13 et le25 décembre,
-Le retrait des armements lourds de la ligne de front entre le 13 et le 25 décembre,
-Le regroupement de l’armement léger au cour de la même période,
-L’adoption d’un code de gestion de la zone de confiance.
Une autre réunion devrait se tenir le 13 décembre à Abidjan pour discuter du redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire.
Enfin l’U.E a salué la déclaration du Président GBAGBO sur l’application intégrale des Accords de Marcoussis, et confirmé sa disposition à soutenir la réunification et la reconstruction de la Côte d’Ivoire.

Ce sont là, Mesdames et Messieurs, des pas de géant vers la bonne direction, la paix. Des percées géantes accomplies par les Ivoiriens toutes tendances confondues, susceptibles de ramener la confiance et la quiétude tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Il ne reste plus que nos frères des Forces Nouvelles reviennent à de meilleurs sentiments, ce que nous souhaitons de tous nos vœux.

Les Ivoiriens, dois-je le rappeler, ne perdent pas de vue que leur pays, nonobstant la crise qui l'a freiné dans ces efforts sur la voie du progrès et du développement, regorge d'énormes potentialités économiques encore inexploitées ou sous exploitées ? Premier producteur de cacao avec 40% de la production mondiale, 4ème producteur de café, la Côte d'Ivoire produit en outre d'autres cultures de rente diverses et variées offrant plusieurs choix aux investisseurs.

Elle dispose également d'un sous-sol riche en minerais et minéraux, notamment le fer , l'or , le diamant, le manganèse, le gaz, le pétrole etc... Son PIB est le 3ème en Afrique sub-saharienne après l'Afrique du Sud et le Nigeria, et le 8ème du Continent africain. La Côte d'Ivoire qui, très rapidement était revenue à une croissance positive après la douloureuse transition militaire, croissance de 3% en 2002, a la ferme volonté de renouer aussi vite que possible avec cette croissance et de la renforcer. Elle dispose d'infrastructures modernes et en constante amélioration, caractérisées par :

- un réseau routier dense et adapté qui consacre l'ouverture du pays sur la sous-région,
- un réseau ferroviaire privatisé qui renoue avec la performance,
- un système portuaire dominé par Abidjan, premier port de transit et de transbordement de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, et le 2è port africain après celui de Durban,
- un système aéroportuaire rénové,
- un réseau de télécommunication dense et en pleine mutation
- des sites touristiques exceptionnels.

Avec une population jeune et dynamique, elle dispose également d'une main d'œuvre abondante et qualifiée, ainsi que d'une classe active de cadres et des entrepreneurs nationaux en pleine expansion. Son contexte macro-économique est particulièrement favorable aux investissements privés à haute rentabilité.

Frères et sœurs ivoiriens, devant toutes ces potentialités, il appartient à chacun d'entre nous d'encourager ceux qui veulent investir en Afrique, de le faire de préférence en Côte d'Ivoire et de dire avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO et je cite : " Si vous voulez venir faire des affaires en Afrique, la meilleure porte d'entrée, c'est la Côte d'Ivoire. Il y a les ports, le meilleur réseau routier, le meilleur réseau de communication. " fin de citation.

L'espoir reste permis pour la Côte d'ivoire, une Nation démocratique, laïque et tolérante, à la recherche constante de la Paix, de dialogue et cohésion sociale, en faveur d'une économie libérale, ouverte sur l'extérieur.

Pays d'hospitalité, la Côte d'Ivoire a une qualité de vie exceptionnelle où il fait bon vivre, grâce à un tissu urbain hiérarchisé, à un cadre de vie adéquat, et à une large ouverture sur le monde extérieur.

Tous ici, comme j'ai plaisir à le rappeler, nous sommes des "Ambassadeurs de notre pays". Nous devons par conséquent défendre autour de nous, l'honneur et la dignité de la Côte d'Ivoire en soignant davantage son image par nos comportements, nos pensées et nos paroles. C'est à ce prix que nous contribuerons à accroître sa crédibilité et son respect auprès de nos hôtes. Vous connaissant, je ne doute pas un seul instant que vous vous y attellerez.



Je voudrais d'avance, vous en remercier et vous féliciter bien vivement, et souhaiter qu'au sortir de cette manifestation, après ces mets succulents bien arrosés, et ces pas de danse aux rythmes du terroir, nous nous serrions davantage les coudes en conjuguant tous nos efforts afin de soutenir les actions du Chef de l'Etat et du Gouvernement dans la voie de la paix et de la réconciliation.

Ramons ensemble sans relâche, ramons avec espoir et détermination aux côtés de nos Autorités et du peuple ivoirien, pour une Côte d'Ivoire plus unie, toujours hospitalière et prospère.

Joyeuses fêtes de fin d’années à tous et que DIEU nous réserve de merveilleuses surprises en 2004 et ramène la Paix et la Stabilité à notre pays la Côte d’Ivoire.
Je vous remercie tout en vous annonçant que depuis janvier 2003,l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Berne dispose d’un site web à l’adresse suivante www.acibe.org que je vous invite à visiter.


Sommet de la CEDEAO à ACCRA (GHANA), sur la crise politico-militaire.

10 Decembre 2003

1. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria et du Togo se sont réunis à Accra le 11 novembre 2003 pour examiner le situation politique et sécuritaire en Afrique de l'Ouest et en particulier, la situation en Côte d'Ivoire.

2. Ils ont estimé que des rapports étroits et harmonieux entre les Etats de l'Afrique de l'Ouest seraient grandement bénéfiques à la sous région. Ils ont en conséquence pris l'engagement de tisser des relations de bon voisinage et de promouvoir la paix et la stabilité dans la sous région.

3. En ce qui concerne la situation en Côte d'Ivoire, le Président et le Premier Ministre s'engagent à coopérer étroitement afin de permettre au Gouvernement de Réconciliation Nationale de travailler en équipe. Ils se sont également engagés à mettre en application le programme de travail élaboré par le Gouvernement de Réconciliation Nationale.

4. Ils sont convenus de la nécessité de garantir la sécurité des membres du Gouvernement de Réconciliation Nationale (GRN). A cette fin, quatre vingt (80) gendarmes supplémentaires seront déployés dans un délai de sept (7) jours pour renforcer la sécurité personnelle des Ministres du Gouvernement de Réconciliation Nationale.

5. Les Chefs de l'Etat et de Gouvernement interpellent l'ensemble de la classe politique ivoirienne sur sa responsabilité dans les médias. Ils demandent avec insistance aux personnalités et. forces politiques qui contrôlent directement ou par personnes interposées, des organes ou groupes de presse, de prendre les mesures appropriées susceptibles d'amener ceux ci à se conformer au code de déontologie de leur profession et, ensemble avec la société civile, de contribuer effectivement au renforcement du processus de réconciliation nationale ainsi qu'au retour de la cohésion sociale en Côte d'Ivoire.

6. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont lancé un appel au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour qu'il examine la possibilité d'accroître les effectifs de la Mission de la CEDEAO en Côte d'Ivoire et de les transformer en force maintien de la paix des Nations Unies.


Communiqué final de la réunion de Yamoussoukro sur le désarmement.

5 Decembre 2003

Paru dans NOTRE VOIE du 05 décembre 2003.

Compte tenu de la gravité des événements actuels et de leurs possibles conséquences catastrophiques pour le processus de paix en cours, les parties ont convenu de la nécessité de tout mettre en œuvre pour aboutir dans les plus brefs délais, à un climat favorable à la reprise des discussions et activités en vue du retour à la normalité et à la paix définitive en Côte d’Ivoire.

Après des échanges francs et fructueux s’appuyant sur les recommandations des réunions précédemment tenues à Bouaké à la mission Baptiste et au PC quadripartite respectivement les 27 novembre et 3 décembre 2003, il a été convenu ce qui suit :

1) - les forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et les Forces armées des Forces Nouvelles réaffirment leur attachement à la déclaration conjointe du 4 juillet 2003 mettant fin à la guerre ;

2) - le 5 décembre 2003 à midi : retrait terminé des unités d’Allangouassou et de Bania, ainsi que toute autre unité se trouvant dans la zone de confiance ;

3) - le 7 décembre 2003 : libération de tous les détenus militaires ;

4) - le 10 décembre 2003 : réunion quadripartite à Bouaké pour établir un calendrier applicable à partir du 15 décembre 2003 et relatif :
- à la suppression des check points et des barrages non autorisés ;
- à la gestion de la zone de confiance ;
- au cantonnement des troupes ;
- au regroupement des armements légers et des armements lourds.

5) - le 12 décembre 2003 : réunion de la cellule technique opérationnelle (CTO) du Comité national de réunification de la Côte d’Ivoire à Abidjan pour préciser le chronogramme des activités.

Fait à Yamoussoukro,le 4 décembre 2003