Déclaration de Monsieur le Premier Ministre Charles KONAN BANNY .
29 Decembre 2005 "La mission du Gouvernement est de réunifier notre pays."
Messieurs les Ministres d'Etats ;
Messieurs les Ministres ;
Chers compatriotes;
Enfin le gouvernement de Côte d'Ivoire est constitué. Le porte-parole de la Présidence vient d'en donner la liste à nos compatriotes. Permettez que mes premiers mots aillent à l'endroit de ceux qui ont été choisis pour faire partie de ce gouvernement. Au cours du conseil des ministres qui a suivi l'acceptation par les uns et les autres de cette mission, j'ai eu à dire, devant le chef de l'Etat, quelles étaient les missions essentielles dévolues à ce gouvernement. Je voudrais, devant la nation, faire ressortir quelques caractéristiques qui me paraissent essentielles. Lorsque je me suis adressé aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens il y a quelque temps, j'ai indiqué que je souhaiterais avoir une équipe ramassée et plus réduite. Je note que de 42, 41 ministres dans le gouvernement précédent, celui-ci compte 32 membres. J'avais indiqué que l'idéal serait une fourchette de 27 à 30. Je n'ai pas tapé dans le mille, mais je ne suis pas loin. Ce gouvernement est donc plus réduit que le gouvernement précédent. La raison essentielle, c'est que ce gouvernement demandera beaucoup de cohésion. Je vous ai dit que ce gouvernement devra être bâti sur la solidarité, la cohésion. Ce sont là des valeurs que j'ai invoquées, convoquées lors de la brève déclaration que j'ai faite au cours du conseil des ministres qui vient de s'achever. J'ai également souhaité que les Ivoiriens se reconnaissent dans leur gouvernement. J'espère que c'est le cas. Je sais que ce n'est pas tout à fait le cas. Puisque j'avais souhaité qu'il y ait plus de femmes. Je compte quatre femmes. Ce n'est pas assez. J'avais souhaité aussi que les couches les plus jeunes de notre population soient mieux représentées. Je ne suis pas sûr d'y être arrivé. Vous voyez là que ce sont des éléments dont je suis pas totalement maître. Puisque aussi bien je vous ai indiqué la constitution de ce gouvernement obéit à plusieurs contraintes. La première et non pas la moindre, c'est que j'ai dû consulter les partis politiques. Bien sûr que les propositions qui m'ont été faites, je n'étais pas obligé de les accepter toutes et c'est pour cette raison que j'ai souhaité que plus de noms me soient donnés par rapport aux portefeuilles ministériels à priori attribués. La contrainte majeure est là. N'empêche que les hommes et les femmes qui composent le gouvernement sont des Ivoiriens. Ils sont représentatifs de notre nation.
J'avais également indiqué que ce gouvernement est un gouvernement de mission. La mission, elle est importante ; elle est essentielle. Il s'agit, à la fin de la durée de ce gouvernement que notre pays soit libéré de toutes les armes. Que notre territoire soit réunifié. Que les populations soient identifiées. Que la réunification ait effectivement lieu. Que la libre circulation des personnes sur le territoire soit totale. Qu'il n'y ait aucune entrave aux libertés. Et qu'ainsi, le peuple ivoirien puisse s'exprimer en toute liberté pour choisir ses dirigeants. Cela s'appelle de la démocratie. Il n'y a pas de vraie démocratie sans transparence. C'est cette transparence-là que nous devons rechercher constamment. La transparence va de paire avec la responsabilité. Je souhaite donc un gouvernement responsable. Et je crois que les hommes et les femmes qui le composent ont le sens de la responsabilité. Je n'en doute pas. Voilà donc quelques caractéristiques de ce gouvernement. Il y en a d'autres. Mais l'essentiel n'est plus là. L'essentiel est que l'équipe est formée. Enfin l'équipe est formée, diront certains. C'est à ce niveau-là que je voudrais dire quelques mots. Pourquoi donc autant de temps, même si, comme l'a dit le président, ce gouvernement a été formé dans un délai que je qualifie de raisonnable. Raisonnable par rapport à la situation que nous connaissons à la crise que traverse le pays. Crise à la fois politique, crise sociale, crise tout simplement humaine. Pour constituer une équipe dans une telle situation, le premier élément auquel il a fallu faire appel, c'est la patience. La patience dans le dialogue, mais un dialogue constructif, un dialogue j'allais dire dynamique, fait de compromis, mais pas de compromission. Cette méthode que je qualifie de participative. Avec pour but essentiel de faire en sorte que les uns et les autres adhèrent et s'engagent. Car il m'apparaît que lorsqu'on a adhéré et qu'on s'est engagé, il est plus facile d'agir et d'atteindre des résultats. Des problèmes importants ont été soulevés pendant toute la durée de gestation de ce gouvernement. Ils ont été résolus. Ils ont été résolus entre le chef de l'Etat et moi-même au nom de la Côte d'Ivoire. Des concessions ont été faites. Il faut les saluer. Ces concessions démontrent tout simplement que quand les Ivoiriens ne s'ignorent pas, lorsqu'ils acceptent de se parler, lorsqu’ils se font un minimum de confiance, il n'y a rien qu'ils ne puissent faire. Et vous remarquerez que ce gouvernement a été formé bien sûr en sollicitant ici et là quelques appuis de nos frères étrangers et des pays amis. Mais le président et moi-même, nous ne nous sommes pas déplacés pou aller former le gouvernement ailleurs qu'ici. Je voudrais relever ce fait pour dire que lorsque les Ivoiriens arriveront à régler par eux-mêmes leurs problèmes, nous aurons fait un grand pas. C'était un test pour mesurer notre capacité à trouver des solutions à nos problèmes. Incontestablement, ce test est réussi. Et j'espère que cet exemple servira. Il faut que nous apprenions à régler nos problèmes nous-mêmes d'abord. Que ce soit des problèmes politiques, que ce soit des problèmes humains, c'est à nous d'abord de les régler, parce que nous sommes frères. La Côte d'Ivoire est riche de sa diversité. Mais elle est aussi riche de son unité. Un peuple uni dans sa diversité est un peuple fort. Ce gouvernement a pour tâche de préparer une Côte d'Ivoire forte, une Côte d'Ivoire prospère. Et cette Côte d'Ivoire forte et prospère ne résistera aux défis futurs que si les Ivoiriens se font confiance. Cette confiance est essentielle. Sans la confianc,e encore une fois rien n'est possible à l'homme. Confiance, patience. Alors je sais que les Ivoiriens, à un moment donné, étaient en train d'être pris par le doute. N'ont douté que ceux qui ne me connaissent pas. Car la détermination était là. Mais le dialogue est un élément important quand on veut aller loin. Les affrontements, les Ivoiriens en sont fatigués. Le chemin médian, le chemin paradoxal, c'est-à-dire le chemin par lequel vous passez, il n'y a pas d'autres chemins. C'est ce chemin-là que j'ai emprunté. C'est un chemin difficile. Mais c'est un chemin porteur. Et c'est cette voie-là que je voudrais proposer et l'offrir à la nation ivoirienne. Sans affrontement, retrouvons notre fraternité, retrouvons notre unicité dans la diversité, reconnaissons que le droit à la différence est une vertu, et qu'on peut être adversaires sans être ennemis. Ce sont là les valeurs sur lesquelles nous nous sommes battus. Et ce sont les valeurs sur lesquelles nous allons travailler. Ce sont les valeurs qui m'ont guidé pendant les trois semaines que j'ai passé avec vous à rechercher le chemin paradoxal qui a mené à la constitution de ce gouvernement. Gouvernement auquel je souhaite bonne chance. Bonne chance à la Côte d'Ivoire Parce que nous n'avons pas le droit d'échouer. Nous devons réussir.
Je vous remercie".
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Source :
www.abidjan.net
Article paru dans : NOTRE VOIE du 29.12.05
Faustin Yao K.
COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE.
29 Decembre 2005 Après trois semaines d’âpres discussions et de consultations, le Premier ministre Charles Konan Banny a remis, au Président Laurent GBAGBO, la liste des membres du nouveau gouvernement.
Ce sont au total, 32 ministres, tous issus des différents partis politiques ivoiriens, de la société civile et de la rébellion, qui prennent ainsi la relève du gouvernement du premier ministre sortant, Seydou Elimane Diarra, pour conduire la Côte d’Ivoire à la paix.
Cette nouvelle configuration se présente comme suit :
sept postes pour le Front Populaire Ivoirien (FPI),
cinq pour le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) de Henri Konan Bédié,
cinq postes pour le Rassemblement des Républicains (RDR) du Docteur Alassane Dramane Ouattara, et
le même nombre pour les Forces Nouvelles de Soro Guillaume.
Les autres formations politiques telles que le MFA d’Anaky Kobenan, l’UDPCI de Feu le Général Guéi Robert et l’UDCY de Mel Eg Théodore s’en tirent avec un ministre chacun.
La liste des membres du Gouvernement de Transition s'établit comme suit :
. PREMIER MINISTRE, Ministre de l'Economie et des Finances, Ministre de la Communication
M. Charles Konan Banny
. Ministre d'Etat, Ministre chargé du Programme de la Reconstruction et de la Réinsertion
M. Soro Kigbafori Guillaume
. Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement
M. Antoine Bohoun Bouabré
. Ministre de la Défense
M. Aphing Kouassi Réné
. Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l'homme
M. Koné Mamadou
. Ministre des Affaires Etrangères
M. Bakayoko Youssouf
. Ministre de l'Intérieur
M. Dja Blé .Joseph
. Ministre de l'Agriculture
M. Mamadou Gon Coulibaly
. Ministre des Mines et de l'Energie
M. Monnet Léon Emmanuel
. Ministre de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat
M. Amon Tanoh Marcel Benoît
. Ministre de la Réconciliation nationale et des Relations avec les Institutions
M. Dano Djédjé Sébastien
. Ministre des Infrastructures économiques
M. Achi Patrick
. Ministre de la Santé et de l'Hygiène publique
M. Allah Kouadio Rémi
. Ministre de l'Education nationale
M. Amani N’guessan Michel
. Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique
M. Cissé Ibrahim
. Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle
M. Soumahoro Youssouf
. Ministre de la Fonction publique, de l'Emploi et de la Réforme administrative
M. Oulaye Hubert
. Ministre des Transports
M. Anaky Kobenan Innocent
. Ministre de la Coopération et de l’Intégration africaine
M. Mabri Toikeuse
. Ministre de la Culture et de la Francophonie
M. Mel Eg Théodore
. Ministre de la Solidarité et des victimes de la guerre
M. Dakoury-Tabley Louis André
. Ministre de la Production animale et des Ressources Halieutiques
M. Douati Alphonse
. Ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts
M. Andoh Jacques
. Ministre de la Famille et des Affaires sociales
Mme Peuhmond Adjoua Jeanne Brou
. Ministre de la Lutte contre le SIDA
Mme Adjobi Christine
. Ministre de l'Industrie et de la Promotion du secteur privé
Mme Téhoua Amah Marie
. Ministre du Commerce
M. Dosso Moussa
. Ministre du Tourisme et de l'Artisanat
M. Koné Amadou
. Ministre des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)
M. Bakayoko Hamed
. Ministre de la Jeunesse, de l'Education civique et des Sports
M. Banzio Dagobert
. Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Economie et des Finances
M. Diby Koffi Charles
. Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de la Communication
Mme Coffi Studer Martine
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Source : www.présidence.ci
NOUVEAU PREMIER MINISTRE : QUI EST CHARLES KONAN BANNY?
5 Decembre 2005 Désigné hier par les présidents Obasanjo, Thabo Mbeki, Mamadou Tanja et Laurent Gbagbo comme Premier ministre, Charles Konan Banny aura la lourde mission de conduire le processus de paix en Côte d’Ivoire. Nous vous livrons sa biographie.
Charles Konan BANNY, Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) depuis 1990, est né le 11 novembre 1942 à Divo en République de Côte d'Ivoire.
Titulaire d'un Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC) en 1968, il commence sa carrière professionnelle en 1969, date à laquelle il est nommé Chargé de Mission à la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions Agricoles en Côte d'Ivoire (CSSPPA).
En 1970, Charles Konan BANNY rejoint l'Organisation InterAfricaine du Café (OIAC) à Paris où il occupe le poste de Secrétaire Général Adjoint avant d'être nommé Secrétaire Général un an plus tard.
C'est en 1976 que Charles Konan BANNY entame son itinéraire de banquier central, avec son entrée au Siège de la BCEAO où il occupe successivement les fonctions de Directeur des Affaires Administratives et Sociales, de Directeur Central des Titres, du Portefeuille, des Emprunts et des Prêts en 1977 et de Directeur Central des Etudes en 1983.
En 1986, il devient Directeur National de la BCEAO pour la Côte d'Ivoire. A ce titre, il est nommé Gouverneur Suppléant pour la Côte d'Ivoire au Fonds Monétaire International (FMI). Conseiller Spécial du Gouverneur de la BCEAO à partir de 1988, il est nommé Gouverneur par intérim de la BCEAO de 1990 à 1993.
Le 1er janvier 1994, Charles Konan BANNY est confirmé dans les fonctions de Gouverneur de la BCEAO, sur décision du Conseil des Ministres de l'Union Monétaire Ouest Africaine prise conformément aux dispositions de l'article 41 des Statuts de la BCEAO, pour un mandat de 6 ans renouvelable.
Son mandat de Gouverneur de la BCEAO a été renouvelé le 17 juin 1999 pour une période de 6 ans, à compter du 1er janvier 2000.
Sous l'autorité de M. Charles Konan BANNY, la BCEAO a engagé de grands chantiers parmi lesquels on peut distinguer:
Au plan de la politique monétaire et de l'intégration financière
* La réforme des instruments de politique monétaire en vue d'adapter les règles et procédures de la Banque Centrale aux mutations de l'environnement. Les innovations introduites à cet effet portent essentiellement sur :
- la mobilisation accrue de l'épargne intérieure, à l'appui d'une réduction progressive du rôle de la monnaie centrale ;
- l'abandon de la gestion administrative au profit d'instruments de régulation indirects, souples et flexibles répondant aux exigences des mécanismes de marché ;
- le renforcement de l'organisation et de la surveillance bancaire, avec la création en octobre 1990 de la Commission Bancaire de l'UMOA (…)
* L'institution de la journée continue en vue de permettre au personnel de disposer du temps nécessaire à consacrer aux activités sportives, culturelles et sociales indispensables à leur épanouissement.
* Extension du régime d'aide au personnel pour l'accession à la propriété immobilière avec en prime, la construction de logements sociaux dans tous les pays membres au profit du personnel, dans le cadre de coopératives d'habitat.
* Construction de "centres aérés" comportant plusieurs infrastructures sportives et culturelles, dans le souci du raffermissement des liens de convivialité et de fraternité entre les agents.
En 1994, Charles Konan BANNY a pris l'initiative de créer un Comité Historique, constitué d'éminents universitaires et de témoins vivants de l'histoire de la BCEAO, auquel il donna pour mission la rédaction de l'histoire de l'Union Monétaire Ouest Africaine. Ces travaux ont débouché sur l'édition d'un ouvrage historique de référence intitulé "Histoire de l'UMOA, des origines à 1997". L'objectif visé est de revisiter le passé de l'Union et reconstituer ainsi l'héritage à léguer aux générations futures. L'ouvrage de trois tomes est distribué exclusivement au sein du réseau des Agences de la BCEAO dans les pays membres et à sa représentation à Paris.
Outre ses fonctions de Gouverneur, M. BANNY est Président du Conseil d'Administration de la BCEAO, Président de la Commission Bancaire de l'UMOA, membre du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers de l'UMOA et Administrateur de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
Charles Konan BANNY est Officier de l'Ordre National de la République de Côte d'Ivoire, Commandeur de l'Ordre National du Lion de la République du Sénégal, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République du Niger, "Citoyen d'honneur" de la ville de Sevran en France, Commandeur de l'Ordre National de la République du Bénin, Commandeur de l'Ordre National de la République du Mali. Il a également été décoré de la Médaille du Mérite et de la Coopération de la République de Guinée-Bissau.
Grand sportif, passionné de football qu'il a longuement pratiqué, Charles Konan BANNY consacre aussi ses rares moments de détente à la lecture et à la musique.
M. BANNY est marié et père de 4 enfants.
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Sources :
http://www.abidjan.net
"NOTRE VOIE" du 05.12.05
www.geocities.com
COMMUNIQUÉ DES MÉDIATEURS SUR LA NOMINATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE CÔTE D'IVOIRE.
5 Decembre 2005 Nous, Chef Olusegun Obasanjo, président de la République fédérale du Nigeria, président de l'Union africaine,
M. Mamadou Tandja, Président de la République du Niger, président en exercice de la CEDEAO,
M. Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud, médiateur de l'Union africaine,
Se basant sur la résolution 1633/2005 du Conseil de sécurité des Nations unies et sa déclaration du 30 novembre 2005, et après de larges consultations avec toutes les parties ivoiriennes,
Décidons de ce qui suit :
Article 1 : Le Premier ministre de la période de transition dont la fin est prévue en octobre 2006 est :
M. Charles Konan Banny;
Article 2 : Le Premier ministre aura les pouvoirs que lui confère la résolution 1633/2005 du Conseil de sécurité des Nations unies (Il exercera pleinement son autorité sur son cabinet);
Article 3 : Le Premier ministre ne sera pas éligible pour les élections de 2006;
Article 4 : Cette décision sera publiée dans le journal officiel de la République de Côte d'Ivoire;
Article 5 : Le Groupe de travail international mis en place par la résolution 1633/2005 du Conseil de sécurité des Nations unies suivra la mise en œuvre de cette décision et rendra compte aux trois Présidents.
SEM Chef Olusegun
Obasanjo
SEM Mamadou Tandja
SEM Thabo Mbeki
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Source : "NOTRE VOIE" du 05 décembre 2005
http://abidjan.net